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Jôdô

Historique du jôdô




Muso Gonosuké, maître de sabre, rencontra Miyamoto Musashi, une des meilleures lames du XVIIe siècle. La technique à deux sabres (long et court) de Miyamoto eut raison de Muso, vaincu. La vie sauve, sinon l'honneur, Muso se retira en solitaire, et à travers la méditation, rechercha une arme capable de venir à bout de Miyamoto. Ainsi naquit le jôjutsu (art du bâton). La forme ronde, le matériau naturel, la possibilité d'en utiliser les deux extrémités et son aspect inoffensif firent du jô une arme très efficace. Elle lava l'honneur de Muso dans son second combat avec Miyamoto. Le jôjutsu fut changé en jôdô (voie du bâton) par Me Takaji Shimizu peu après la guerre du Pacifique, et fut mis à disposition des forces de police. L'internationalisation du jôdô est encore très récente et l'absence de compétition fait une discipline encore peu connue.
En 1979, la Suisse devient le centre européen de l'école de jôdô Shintô Musô. Puis en 1983, Pascal Krieger jette les fondations de la Fédération Européenne de Jôdô (FEJ)

 

Principes du jôdô

 
Le jôdô se pratique à deux. D'un côté le sabre en bois, de l'autre le bâton. Le jugement précis des distances, une connaissance judicieuse du "timing" et une coordination parfaite du corps et de l'esprit font que les deux pratiquants, bien que s'affrontant, engendrent une superbe harmonie de mouvements. L'absence de compétition et le respect scrupuleux de l'enseignement reçu permet de préserver les techniques traditionnelles.

Techniques du jôdô

Toute la technique du jôdô repose sur la différence de longueur entre le sabre et le bâton. Le sabre est plus court d'une vingtaine de centimètres. Ceci permet au bâton de frapper l'adversaire (avec contrôle bien sûr), de lui porter des coups d'estoc ou des blocages aux points vitaux. Comme toute école traditionnelle qui se respecte, l'étude porte sur plusieurs armes. Après quelques années consacrées au jô, on entreprend l'étude du sabre (Kenjutsu), du bâton court (Tanjojutsu), de la faucille avec chaîne et boule d'acier (Kusarigamajutsu), de la matraque de fer (Juttéjutsu) et de l'art de lier un ennemi (Hojôjutsu).